Nous continuons notre série de portraits du Mois des joueuses en présentant Iris, co-fondatrice de Loisirs Numériques !

Salut Iris ! Quel est le dernier jeu sur lequel tu as passé le plus de temps et qu’est-ce qui t’a plus dedans ?

Salut ! Un jeu tout simple sur Nintendo 3DS… Fantasy life !

C’est un jeu très chronophage du fait qu’il se base sur du farming, une pratique qui consiste à passer du temps, beaucoup de temps même, à récolter de l’argent, des objets, et de l’expérience en répétant sans cesse les mêmes actions, en visitant les mêmes lieux ou en tuant les mêmes monstres dans le but de s’enrichir et de monter en niveau rapidement.

Je me fais toujours avoir avec ce type de jeu. Je ne peux pas avancer dans l’histoire sans avoir tout récolter et monter au maximum. Je me retrouve donc à rester des heures et des heures sur le même lieu sans pouvoir avancer dans le jeu, d’où 200 heures de jeu… Et je ne l’ai pas encore fini…

 
Tu es jeune maman, que dirais-tu aux parents qui se méfient de la pratique des jeux vidéo au sens large en pensant notamment à leurs enfants ?

Qu’ils se fassent leurs propres avis. De nos jours, les médias et les ouïes dires sur le côté néfaste des jeux vidéo sont tellement omniprésents que les parents ne prennent peut-être pas le temps de se renseigner par eux-mêmes.

Le jeu vidéo est un loisir, comme le cinéma. Et tout comme ce dernier, il existe des avertissements en fonction de l’âge de l’enfant, ce qu’on appelle le « PEGI ». Ainsi, les jeux jugés « violents » ne devraient pas être achetés pour des enfants qui n’ont pas encore l’âge. C’est devenu tellement normal de mettre un jeu de guerre à un enfant de 10 ans alors qu’il existe une législation à ce sujet. Emmèneriez-vous votre enfant de 10 ans voir un film interdit aux moins de 18 ans ? C’est pareil pour les jeux vidéo !

Tout n’est qu’une question d’équilibre. Les enfants ne regardent pas la télévision toute la journée, les parents émettent une restriction pour qu’ils passent à un autre loisir ou qu’ils fassent tout simplement autre chose. Et bien, les jeux vidéo, c’est pareil !

Je n’émets aucun jugement sur les parents méfiants. C’est normal de se demander si la pratique du jeu vidéo ne serait pas néfaste pour leurs enfants. Ce qui est bien, c’est de se renseigner, voire même de tester avec eux et les accompagner. Leur expliquer qu’il y a un temps pour tout et que le jeu vidéo reste un loisir parmi tant d’autres.

 
Tu es un des trois fondateurs de l’association qui a fêté ses 6 ans. Comment vois-tu évoluer Loisirs Numériques pour les 5 prochaines années ?

Je suis déjà très fière d’être l’une des fondatrices de cette association ! Nous avons mis notre cœur et beaucoup de temps pour qu’elle évolue, et le bilan des 6 ans est plus qu’honorable. Nous sommes à plus de 150 adhérents. Beaucoup sont actifs et d’autres, par la distance ou par manque de temps, nous soutiennent. Et c’est déjà beaucoup !

Nous sommes partis sur un objectif : partager de bons moments autour du jeu vidéo, que ce soit avec des passionnés qu’avec des curieux, véhiculer une image conviviale de ce loisir et faire tomber les préjugés, et toujours dans la bonne humeur.

Même si c’est un objectif est en très bonne voie, nous avons encore du travail devant nous ! Nos diverses activités peuvent être 10 fois mieux.

Je ne peux pas me projeter dans 5 ans car tout passe si vite dans cette association. Nous avons débuté à trois, et ce ne fut pas facile. Quand on voit le résultat au bout de 6 ans, on n’aurait peut-être pas imaginé un tel engouement.

A présent, nous avons d’autres mains pour nous aider et nous conseiller. Je laisse la place aux « jeunes », ce sont eux qui vont définir l’avenir de l’association et je m’en réjouis d’avance ! Déjà, beaucoup plus de membres qui adhèrent à nos idées et qui veulent nous aider. Peut-être des Granola Tournament et des Jeux Donne  à l’échelle nationale, des Rencontres Vidéoludiques de plus grande envergure, un Desert Bus dans un vrai bus qui sillonnerait la France, et des Journées Mondiales du Jeu Vidéo dans tous les pays du monde ! Soyons fous, la passion peut nous emmener tellement loin !

 

D’autres portraits arriveront dans les prochains jours, pour vous présenter les adhérentes de Loisirs Numériques et les professionnelles de l’industrie du jeu vidéo !

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Portrait : Iris, co-fondatrice de Loisirs Numériques

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